D'abord, il faut savoir si vous avez un emplacement
convenable pour installer les capteurs solaires.
Cet emplacement de 2 à 6 m2 (suivant les besoins)
doit être orienté vers le Sud (du sud-est au sud-ouest)
et être libre d'ombres portées par des arbres ou d'autres
bâtiments quand le soleil est au plus bas sur l'horizon (en hiver).
Les capteurs peuvent être fixés sur un toit, une terrasse,
par terre à côté de la maison ou sur une façade, et inclinés
à environ 45° (de 30° à 60°) afin de recevoir le rayonnement
solaire au mieux.
Enfin, ils ne doivent pas détériorer l'aspect ou le fonctionnement
de la maison. A ce sujet, il n'y a pas de problème d'autorisation
pour l'installation d'un chauffe-eau solaire, sauf dans certains
sites classés. De toutes façons, il vaut mieux se renseigner à la
Mairie de votre commune, si une déclaration de travaux est
nécessaire.
Dans le cas d'une construction neuve, il est recommandé de
prévoir l'intégration des capteurs dans le toit, ou comme un
élément architectural, comme un auvent par exemple
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3. Quel type de système choisir ?
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Il y a plusieurs types de chauffe-eau solaires, mais certains
ne sont pas adaptés au climat de la France à cause du risque
de gel. Ainsi il faut un système conçu pour utiliser un fluide
antigel afin de transporter la chaleur des capteurs jusqu'au
ballon de stockage. L'eau sanitaire est chauffée ensuite par
l'intermédiaire d'un échangeur de chaleur à l'intérieur du ballon.
On peut choisir entre trois systèmes différents :
1. le chauffe-eau solaire "monobloc"
2. le chauffe-eau solaire à "thermosiphon" à éléments
séparés
3. le chauffe-eau solaire à éléments séparés avec pompe et
régulation.
1. Le chauffe-eau solaire "monobloc", relie les capteurs
et le ballon dans un seul composant. Son fonctionnement
est autonome et son installation très simple. En effet, il
suffit de brancher l'alimentation de l'eau froide et connecter
le départ de l'eau chaude à un robinet.
C'est le chauffe-eau solaire le moins cher et un grand
nombre sont utilisés à travers le monde. Les inconvénients
sont dus au ballon qui reste dehors avec les capteurs :
Les pertes thermiques peuvent être importantes et son
intégration architecturale est plus difficile. En France
métropolitaine, il est particulièrement adapté à une usage
en été.
2. Le chauffe-eau solaire à "thermosiphon" à éléments
séparés.
Thermosiphon veut dire que la circulation de la chaleur passe
des capteurs au ballon naturellement sans pompe ou autre
dispositif, grâce à les différences de température. Pour ce
faire, le ballon doit impérativement être placé plus haut que
les capteurs et les circuits hydrauliques doivent être installés
dans les règles de l'art afin de faciliter la thermo-circulation.
Le fonctionnement de ce type de chauffe-eau solaire est
très simple et les risques de pannes sont faibles. Les coûts
sont restreints et les performances, surtout dans les régions
ensoleillées (comme le Sud de la France), sont excellentes.
Voir la page Thermosiphon
3. Le chauffe-eau solaire à éléments séparés avec pompe
et régulation.
Ce type de chauffe-eau solaire "à circulation forcée" est
adapté à toutes les différentes configurations. Ainsi, le
ballon peut être installé dans une cave ou éloigné des capteurs.
Il est plus cher que les systèmes précédents à cause
des équipements supplémentaires. En effet, il faut une
pompe pour transférer la chaleur des capteurs au ballon,
ainsi qu'un système de régulation électronique pour mettre
en marche et arrêter la pompe aux moments opportuns.
La plupart des fabricants proposent un "groupe de transfert"
qui regroupe tous ces équipements annexes.
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4. Quel équipement choisir ?
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Il est difficile de comparer les équipements solaires
objectivement. Même les avis techniques et le respect
des différentes normes ne sont pas suffisants pour
évaluer les performances d'une manière simple. Comme
consommateur, il est utile de se renseigner sur tous les
composants du système proposé et pas seulement sur
les performances des capteurs mesurées en laboratoire :
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Est ce que le ballon est protégé contre la corrosion
et bien isolé pour garder de l'eau chaude d'un jour pour
le jour suivant ?
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Est ce qu'il y a un voyant qui montre que l'installation
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fonctionne correctement ?
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Est ce qu'on peut lire la température de l'eau "solaire"
dans un endroit commode (cuisine, salle de bain) afin de décider
s'il faut brancher l'appoint ?
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Est ce que les automatismes (régulation de la pompe,
consignes pour l'enclenchement de l'appoint, ...) peuvent être
modifiés facilement ?
-
Quelles garanties sont proposées ?
Voir aussi : Choisir votre chauffe-eau solaire
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5. Comment choisir un installateur ?
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Théoriquement, tout artisan plombier est capable
d'installer un chauffe-eau solaire. Mais seulement
quelques centaines en eu l'occasion de le faire dans
les derniers deux ans. Ainsi, en France, l'Ademe a
formulé une charte de qualité "Qualisol" pour les
installateurs, afin de faire la distinction entre les
plombiers expérimentés et les autres. Évidement,
il est important d'avoir une qualification spécifique
pour les installateurs de chauffe-eau solaires et le nombre
d'installateurs qualifiés va augmenter avec
la croissance du marché.
L'équipement et l'installateur sont souvent liés. Certains
fabricants (ou distributeurs) préconisent un installateur
agréé pour leur équipement et certains installateurs ont
des facilités d'approvisionnement avec un fabricant particulier.
En tout état de cause, il vaut mieux visiter une installation
donnée comme référence par un installateur et discuter
avec le propriétaire (même au téléphone) avant de passer
commande.
Les associations locales de consommateurs et les
associations pour la promotion de l'énergie solaire
pourraient être d'une grande assistance dans le choix
des installateurs dans les différentes régions.
(voir la rubrique "Installateurs dans les régions")
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6. Quelle taille d'installation faut-il ?
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Le dimensionnement d'un chauffe-eau solaire pour les besoins
d'une famille n'est pas une science exacte. Les familles
hollandaises,par exemple, ont une préférence pour les
chauffe-eau avec 2 m2 de capteurs et les familles
allemandes avec 6 m2. Évidement, le nombre de
personnes
et le climat local sont importants, mais
la taille d'un chauffe-eau solaire dépend aussi bien d'un
raisonnement philosophique sur la finalité escomptée.
En Hollande, un chauffe-eau solaire sert surtout pour
"préchauffer" l'eau chaude domestique, il est rare d'utiliser
l'eau "solaire" sans appoint. Donc, l'installation solaire est
dimensionnée pour assurer un rendement optimum et ne
pas produire plus qu'il faut, même en été.
En Allemagne, le choix est différent. Une autonomie solaire est
recherchée pour les mois d'été et ainsi permettre l'arrêt de la
chaudière. Dans ce cas de figure, quand il fait beau en été, le
chauffe-eau solaire va produire un surplus d'eau chaude, qui
sera forcément perdu en partie.
Personnellement, je préfère ce raisonnement et préconise
pour une famille de 3 ou 4 dans le Sud de la France : 4 m2
de capteurs avec un ballon de 300 litres. Dans le Nord : soit
6 m2 avec un ballon de 300 litres ou 4 m2 avec un ballon
de 200 litres.
Il se peut que de tels systèmes soient considérés
surdimensionnés, car une partie de l'eau chaude
produite en été ne sera pas consommée. Cependant,
il sera possible de produire 100% des besoins (sans appoint)
pendant la moitié de l'année. Ainsi, on peut réellement se
dire qu'on utilise de l'eau chaude "solaire".
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7. Combien ça coûte ?
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Le coût moyen constaté pour un chauffe-eau solaire avec
4 à 5m2 de capteurs et un ballon de 200 à 300 litres est
d'environ 5.000 EURO TTC
Ce prix moyen est hors toute
subvention, de crédit impôt ou
de réduction du taux de la TVA.
Voir aussi : Coûts et Aides
financières
Si on a des aptitudes à faire l'installation soi-même, ou avec
l'assistance des membres d'une association, il est possible de
s'offrir un chauffe-eau solaire de qualité bien moins cher.
Mais, si on a les moyens, on peut se faire plaisir, en soignant
l'intégration des capteurs dans la structure d'une maison ou
en utilisant des capteurs sous vide pour leur efficacité et leur
image hi-tech.
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8. Comment gérer le fonctionnement
d'un chauffe-eau solaire et son appoint ?
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On pourrait répondre qu'un chauffe-eau solaire est comme
une chaudière ou n'importe quel équipement ménager. On
l'achète, on le fait installer, on l'utilise et si quelque chose
ne marche pas, on téléphone au vendeur qui se déplace
pour la réparer.
Mais actuellement, ce n'est pas exactement le cas. Car
il faut comprendre le fonctionnement d'un chauffe-eau
solaire pour en profiter pleinement. Il faut savoir, par exemple :
qu'il y aura un maximum d'eau chaude "solaire" à la fin de la
journée et si le ballon est isolé correctement, l'eau va rester
chaude pour les douches du matin. Ensuite, l'eau dans le ballon
ne sera que tiède et le soleil va la réchauffer... et ainsi de suite.
Mais, s'il ne fait pas beau ? On aura besoin du chauffage
d'appoint et il faut le brancher au bon moment. En général,
cela veut dire, à la fin de la journée, quand le soleil ne peut
plus intervenir.
Le lien entre le chauffe-eau solaire et l'appoint (gaz, fioul,
bois, électricité) peut être manuel ou automatique. Mais dans
tous les cas, il faut une certaine compréhension de la part de
l'usager pour en tirer les meilleurs résultats.
Voir aussi : Appoint de chauffage
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9. Quelles sont les garanties et qui
fait la maintenance?
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Un chauffe-eau solaire est vendu avec une garantie constructeur,
généralement de 10 ans pour les capteurs et de 2 ans pour les
autres composants.
L'installateur assure la mise en marche. Ensuite, certains contrôles
doivent être effectués au moins une fois par an. L'usager pourraient
effectuer ces contrôles suivant les indications d'un carnet de
maintenance préparé par l'installateur. Ou bien, l'usager pourrait
souscrire un contrat de maintenance, éventuellement groupé avec
un contrat déjà souscrit pour la maintenance de sa chaudière.
Le fonctionnement d'un chauffe-eau solaire est très simple en
comparaison avec une chaudière à gaz, par exemple. Néanmoins,
on peut insister sur l'importance d'un voyant sur le groupe de
régulation, pour signaler l'état de fonctionnement du système
solaire. En effet, si l'appoint se met en marche automatiquement,
il y aura toujours de l'eau chaude... même si le chauffe-eau
solaire est en panne.
Voir aussi : Maintenance
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10. Il faut combien de temps pour amortir l'investissement ?
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On termine avec une question piège, sans réponse précise.
La productivité (et donc l'amortissement) d'un chauffe-eau
solaire est fortement influencée par le climat et la consommation
d'eau chaude. En étant absent, on peut économiser de l'électricité
ou du gaz, mais l'eau chaude solaire "non consommée" sera perdue
à jamais. Ainsi, l'amortissement du chauffe-eau solaire sera
directement lié à la consommation d'eau chaude journalière et
pendant l'année.
De plus :
L'énergie solaire remplace une énergie conventionnelle et
quel sera le prix de l'énergie substituée
dans 5 ou 10 ans ?
L'énergie solaire évite l'émission de poussières et de gaz
polluants et l'utilisation d'un chauffe-eau solaire pendant
une année
peut éviter l'émission de la quantité de dioxyde de carbone produite
par une voiture roulant 8.000 km. C'est un petit pas en faveur de
l'environnement, que tout le monde peut faire.
L'énergie solaire est une source d'énergie locale, son
utilisation
est une force de développement pour la région.
Ceci dit, une fois le chauffe-eau solaire installé, vous et
vos proches serez sûrement gagnants !
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